Retour sur le webinaire du 27 avril 2026
En partenariat avec le CPRO, l'Ordre des optométristes du Québec a offert le webinaire « Projet de loi 15 et actualisation du Guide d’exercice: Comprendre les impacts dans votre pratique clinique ».
VOUS N’ÉTIEZ PAS PRÉSENT?
Il sera bientôt disponible auprès du CPRO.
SOMMAIRE
Le président de l’Ordre des optométristes, le Dr Éric Poulin, optométriste, la Dre Marie-Ève Corbeil, optométriste et conseillère aux affaires professionnelles et cliniques pour l’OOQ, ainsi que la Dre Rachel Turcotte, optométriste et vice-présidente de l’Ordre, ont présenté les principaux changements découlant du Projet de loi 15 et de l’actualisation du Guide d’exercice clinique.
- Qu’implique la pleine autonomie en première ligne avec l’élimination des restrictions réglementaires pour les médicaments et les soins oculaires?
- Quelles sont les limites déontologiques et comment celles-ci se reflètent-t-elles dans le guide d’exercice clinique en optométrie ?
- Le glaucome pourra-t-il être traité de manière autonome ?
- Que sera-t-il possible de traiter avec des antibiotiques oraux et comment les choisir?
- Quels nouveaux traitements peuvent être prescrits?
POUR ALLER PLUS LOIN
Une formation sera prochainement offerte par le CPRO : Nouveaux outils thérapeutiques en optométrie : intégration clinique des traitements topiques et oraux
QUAND?
31 mai 2026, 9h00
Tous les détails sont disponibles ici.
Retrait des permis sur les médicaments et les soins oculaires
Avec l’adoption du Projet de loi 15 (Loi 8), les permis particuliers sur les médicaments et les soins oculaires qui étaient délivrés aux optométristes, en plus du permis régulier, ne sont plus en vigueur.
En effet, dorénavant, le permis régulier d’exercice de l’optométrie est suffisant pour autoriser les optométristes à administrer et à prescrire les médicaments et à dispenser les soins oculaires, dans les limites permises par la loi. La seule exception concerne les optométristes qui, avant l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, n’avaient pas les permis sur les médicaments et les soins oculaires ou qui n’avaient que le permis sur les médicaments diagnostiques. Dans leur cas, ils peuvent continuer de pratiquer l’optométrie comme ils le faisaient avant la nouvelle loi, mais ils ne peuvent poser les actes qu’ils n’étaient pas autorisés à exercer en ce qui concerne l’administration et à la prescription de médicaments et la dispensation de soins oculaires.
🧾 Bref, les optométristes devraient dorénavant ne plus afficher les permis sur les médicaments et les soins oculaires dans leurs lieux d’exercice.
L'affichage du permis d'exercice régulier reste bien sûr encore possible. 🧾
Avis de satisfaction en ligne (sur Google et autres plateformes)
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Plus de souplesse, mais pas de sollicitations abusives
Depuis quelques années, l’Ordre est interpellé par des optométristes et d’autres intervenants du secteur oculovisuel relativement à l’application des règles déontologiques limitant la possibilité de recourir aux témoignages d'appui de la part des patients, y compris lorsqu’ils sont exprimés sur les réseaux sociaux ou certaines plateformes technologiques (par exemple, le système d’évaluation intégré à Google Maps et autres produits semblables).
Cette règle déontologique sur les témoignages d’appui s’applique à plusieurs professionnels (médecins, dentistes et autres) et tire sa source d’une volonté de préserver le lien de confiance avec les patients. Il s’agit ainsi d’éviter qu’ils se sentent tenus, à la demande insistante du professionnel ou autrement, d’exprimer publiquement leur satisfaction à l’égard des services reçus, en révélant potentiellement des renseignements de nature confidentielle protégés par le secret professionnel, de peur de perdre accès au professionnel ou pour d'autres raisons similaires.
Pour autant, le recours aux évaluations en ligne peut aussi permettre à un optométriste de mieux identifier certains volets de ses services qui sont appréciés par ses patients et d’autres qui le sont moins, pour éventuellement faire les ajustements requis. Il peut aussi s’agir de s’assurer d’établir un certain équilibre avec les pratiques de certaines entreprises commerciales moins scrupuleuses à ce chapitre.
Dans ce contexte, l’Ordre a de nouveau procédé à un ajustement de ses lignes directrices sur les titres, désignations et publicités en optométrie (partie 2.5) pour accorder plus de souplesse relativement aux avis en question, notamment pour autoriser les invitations impersonnelles.
Voici l’essentiel des règles ainsi précisées:
- Pas de sollicitation personnelle auprès des patients et pas d’offre de cadeaux, rabais ou autres contreparties pour obtenir de tels avis. Il est toutefois possible de faire des invitations impersonnelles, sur des affiches, sur les factures ou reçus de transaction (avec un code QR, par exemple), etc. Si une telle invitation est faite par voie électronique (par exemple, dans un courriel transmis après la consultation, avec la facture), attention toutefois de respecter les règles relatives au consentement pour l'utilisation de renseignements personnels et celles relatives aux messages indésirables (voir notamment la Loi canadienne antipourriel).
- Pas de manipulation des avis en question, en vue de fausser les conclusions que le public pourrait en tirer, par exemple, par le recrutement d’une firme chargée de laisser de faux avis favorables, de rendre les avis défavorables moins visibles ou de changer fictivement l’évaluation globale.
- Pas d'utilisation de tels avis ou évaluations, totalement ou partiellement, dans d’autres annonces ou inscriptions.
Comme les lignes directrices l’indiquent, il est bien sûr indiqué de tenir compte des évaluations négatives ou des critiques afin de chercher à améliorer les services et les relations avec les patients. Ceci dit, la réponse à des critiques sur de telles plateformes comporte des risques importants sur le plan déontologique, ce qui peut dans bien des cas justifier de s’en abstenir.
Autrement, pour minimiser les risques, il est nettement préférable, lorsque possible, de faire un suivi en privé avec la personne concernée, avec tact et diplomatie.
Il faut alors éviter de répondre sur le coup de l’émotion ou de la colère, ce qui pourrait conduire à des échanges acrimonieux avec un patient.
Pour un suivi en mode public (accessible à tous), il faut redoubler de prudence et il vaut généralement mieux s’en tenir à des formules d’usage et des réponses bien circonscrites (par exemple : « merci de votre commentaire », « nous prenons bonne note de vos observations », « nous vous invitons à communiquer avec nous pour tenter de résoudre le problème », etc.). Il faut garder à l’esprit qu’une réponse publique visant à « rétablir les faits » peut conduire à révéler des renseignements confidentiels sans autorisation, en contravention avec le secret professionnel et les obligations en matière de renseignements personnels.
Votre formation continue : rappel et outils
Période en cours : 1er avril 2024 au 31 mars 2027
Exigences actuelles : 60 UFC
DONT au moins :
50 UFC par une organisation non commerciale (A), un maximum 10 UFC par une organisation commerciale (B)
4 UFC dans le cadre d'une activité de formation continue initiale ou de requalification en réanimation cardiorespiratoire, incluant l'utilisation du défibrillateur externe automatisé, dispensée par un organisme ou un formateur certifié, sauf si de telles UFC ont déjà été accumulées lors de la période de référence précédente (donc minimum 4 UFC par 2 périodes).
3 UFC de catégorie A dans le cadre d'une activité de formation continue en éthique et déontologie en lien avec l'exercice de la profession.
Nous avons beaucoup de questions sur la formation continue, nous avons donc préparé des aides-mémoires à cet effet :
1. Aide-mémoire : comprendre la formation continue
- Qu’est-ce qu’une organisation non commerciale (A)?
- Obligation de formation en éthique et déontologie : quels sont les cours admissibles?
- RCR et activité autonomes : rappel de ce qui est exigé et permis!
- Formation reconnue COPE : A ou B?
2. Marche à suivre : déclarer ses activités de formation continue
👩⚖️ Recrutement d’un.e optométriste à titre de conseiller.ère au bureau de la syndique
Contribuer à la protection du public, même avec des disponibilités limitées!
L’Ordre procède présentement à un appel de candidatures pour un poste d'optométriste conseiller.ère au bureau de la syndique, qui pourrait évoluer vers le statut de syndique adjoint ou correspondant.
Mis en place suivant le Code des professions le bureau du syndic assume des responsabilités importantes en matière de discipline professionnelle et d’encadrement déontologique des membres de l’Ordre en vue d’assurer la protection du public. Selon les règles prévues par les lois applicables et les attributions de chacun, l’équipe du bureau de la syndique voit au traitement des demandes d’information et d’enquêtes du public, à la conciliation, à la réalisation des enquêtes et, lorsqu’il y a lieu, à la mise en œuvre de recours disciplinaires.
Le bureau de la syndique de l’Ordre est situé à Montréal, mais la plupart des fonctions peuvent être assumées à distance.
Qualités recherchées
- Avoir un intérêt pour les relations avec le public, la solution de mésententes et les aspects déontologiques et réglementaires liés à l’exercice de l’optométrie
- Posséder une bonne capacité d’écoute et d’empathie
- Se montrer méthodique, rigoureux et diligent
Disponibilités requises
- Une journée par semaine est requise
- Possibilité d’effectuer du télétravail
- Déplacements occasionnels à Montréal requis
Rémunération
Les personnes nommées pour l’un de ces postes seront rémunérées et leurs dépenses seront remboursées suivant les politiques de l’Ordre.
Dépôt de votre candidature
Les optométristes intéressés sont invités à compléter le formulaire de candidature et à le retourner à ces deux adresses: secretaire@ooq.org ; c.daffe@ooq.org.
POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE BUREAU DU SYNDIC
Nous vous invitons à relire un témoignage publié par l’une de nos syndiques, la Dre Julie Boivin, optométriste et syndique adjointe depuis 2018.